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Communes · Autres territoires · 1/14

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55 blasons sur cette page

Ableiges

d'or au porc-épic de sable, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent

Ces armes sont dérivées de celles de la famille de Maupeou (17 e siècle).

Ablis

d'azur à la gerbe de blé d'or sommée de deux colombes essorantes affrontées du même, le tout accompagné en chef d'une étoile d'argent

Agde

d'or aux trois fasces ondées d'azur

Aigues Mortes

d'or à Saint Martin de carnation, vêtu d'azur et chaussé du champ, monté sur un cheval de gueules, sellé et harnaché aussi d'or, coupant son manteau aussi de gueules pour en remettre la moitié à un pauvre boiteux de carnation vêtu aussi d'azur, à la béquille au naturel, le tout sur une terrasse de sinople

Ain

écartelé : au premier d'azur au lion contourné d'hermine, au deuxième d'azur aux trois morailles d'or rangées en pal et au chef d'argent chargé d'un lion issant de gueules, au troisième d'azur aux trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules, au quatrième de gueules au lion d'hermine ; sur l'écartelé la croix tréflée d'argent

Les lions d'hermine du premier et du quatrième quartiers sont respectivement celui des seigneurs de Bâgé (la Bresse) et celui du Bugey. Le blason de Gex au deuxième quartier est aux armes de la famille champenoise de Joinville (dont le célèbre chroniqueur et compagnon de Saint Louis). Les morailles sont des instruments utilisés par les maréchaux-ferrants qui servent à serrer les naseaux des chevaux pour les maintenir immobiles pendant le travail. Le troisième quartier est une brisure des armes de France, symbolisant la Dombes, seigneurie des Bourbon depuis 1400. La croix tréflée de l'ordre de Saint Maurice est un souvenir des ducs de Savoie, grands maîtres de l'ordre, seigneurs de la Bresse et du pays de Gex au XVI e siècle.

Aisne

coupé : au premier d'or aux trois bandes d'azur, au second d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or ; à la fasce ondée d'argent brochant sur la partition

Le blason de l'Aisne, constitué en chef des armes de la Picardie (les trois bandes d'azur de l'ancienne généralité d'Amiens) et en pointe des armes de la Champagne, montre le caractère composite du département. La fasce ondée symbolise l'Aisne, rivière qui traverse le territoire d'est en ouest.

Aix en Provence

d'or aux quatre pals de gueules ; au chef tiercé en pal : au premier d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de cinq pendants de gueules, au troisième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure de gueules

issue d'un noble sang | Les quatre pals de gueules sont les armes d'Aragon qui furent concédées à la ville d'Aix en 1184 par Alphonse II, roi d'Aragon, comte de Provence. Le chef aux armes de Jérusalem, de Naples et d'Anjou fut ajouté par Louis III d'Anjou, comte de Provence, en 1434, en reconnaissance des services des Aixois lors de l'agression de Marseille par Alphonse V, roi d'Aragon et de Sicile.

Albi

de gueules à la tour crénelée de quatre pièces d'argent, maçonnée de sable et ouverte de deux portes du champ coulissées d'argent, sommée d'un léopard d'or les pattes posées sur les quatre créneaux, le tout brochant sur une croix archiépiscopale du même posée en pal, adextrée en chef d'un soleil aussi d'or et senestrée d'une lune en décours d'argent

la croix est dressée, le lion veille et protège les tours | La tour symbolise la cité gardée jour et nuit (soleil et lune) avec vigilance et courage (le léopard). Cité romaine détachée du peuple gaulois des Rutènes, siège d'un évêché dont le premier évêque connu est Diogénien, Albi appartint à une lignée de seigneurs qui se succédèrent en ligne directe depuis le vicomte Aton jusqu'à Raymond-Roger, emprisonné en 1209 à Carcassonne lors de la croisade des Albigeois. Malgré le surnom d'Albigeois donné aux Cathares, la ville ne fut pas un haut lieu de l'hérésie et elle échappa à la destruction par les croisés de Simon de Montfort. Albi fut érigé en archevêché en 1678. La croix du blason rappelle la puissance des archevêques-comtes qui siégeaient de façon éminente aux États du Languedoc.

Alès

de gueules au demi-vol d'argent

Jadis orthographiée Alais, et ce jusqu'en 1926, la ville, peuplée dès l'époque romaine et située sur la voie Regordane, fut au Moyen âge la possession de la maison d'Anduze. En 1200 les trois co-seigneurs qui se partageaient alors la suzeraineté de la ville, Bernard d'Anduze, Pierre Bermont et Raymond Pelet, lui concédèrent une charte de consulat. Selon le chanoine Marcel Bruyère les armes de la ville sont celles de Raymond Pelet. Alais prospéra grâce au commerce et à l'industrie. Ce fut une place forte protestante dont Louis XIII s'empara en 1629. Ce dernier accorda aux Réformés un édit de Grâce qui leur retirait leurs places fortes, mais leur laissait la liberté de conscience accordée par l'édit de Nantes. La baronnie d'Alais passa à la maison de Montboissier en 1575, puis aux Montmorency, enfin aux Bourbon-Conti. Son possesseur avait la première place de la Noblesse aux États du Languedoc.

Alfortville

de gueules au pairle d'argent, au chef cousu d'azur bastillé de quatre pièces, maçonné de sable

Allauch

d'azur au croissant versé, accompagné en chef de deux vols et en pointe de trois étoiles ordonnées 2 et 1, le tout d'argent

Allègre

d'azur à la bande losangée d'or et de sinople

Allier

d'azur semé de fleurs de lys d'or au bâton de gueules brochant sur le tout

Le blason de l'Allier, qui est aussi celui de l'ancienne province du Bourbonnais, est aux armes de la troisième maison de Bourbon issue de Robert de Clermont, sixième fils de Saint Louis, qui épousa Béatrix de Bourbon et fut reconnu sire de Bourbon en 1283.

Autres attributions conservées

  • Bourbonnais : d'azur semé de fleurs de lys d'or au bâton de gueules brochant sur le tout

Alpes de Haute Provence

d'azur à la fleur de lys d'or surmontée d'un lambel de gueules et soutenue d'une plaine denchée de trois pièces d'argent

La plaine denchée symbolise les Alpes. La fleur de lys et le lambel sont empruntés aux armes de la province de Provence, dont le département faisait partie.

Alpes Maritimes

d'argent à l'aigle couronnée de gueules au vol abaissé, empiétant une montagne de trois coupeaux de sable issant d'une mer d'azur mouvant de la pointe et ondée d'argent

Le blason des Alpes Maritimes est aussi celui de l'ancien comté de Nice rattaché définitivement à la France en 1860. Le département fut alors créé à partir du comté et de l'arrondissement de Grasse détaché du Var, donc de l'ancienne province de Provence.

Autres attributions conservées

  • Nice : d'argent à l'aigle couronnée de gueules au vol abaissé, empiétant une montagne de trois coupeaux de sable issant d'une mer d'azur mouvant de la pointe et ondée d'argent
  • Comté de Nice : d'argent à l'aigle couronnée de gueules au vol abaissé, empiétant une montagne de trois coupeaux de sable issant d'une mer d'azur mouvant de la pointe et ondée d'argent

Altkirch

d'azur à l'église d'argent flanquée à dextre d'un clocher à bâtière du même sommé d'une croisette d'or, le tout maçonné de sable, éssoré de gueules, ouvert et ajouré du champ, posé sur une terrasse de sinople

Croix de guerre 1914-1918 | Altkirch, peuplée dès l'époque romaine, apparaît en 1102 sous la dénomination "Altikirch". Érigée en ville au début du 13 e siècle, elle a appartenu aux comtes de Ferrette jusqu'en 1324, puis aux Habsbourg jusqu'en 1648. La paix de Westphalie la donna à la France. Enfin de 1658 à la Révolution elle appartint aux ducs de Mazarin, héritiers du cardinal ministre de Louis XIV. Les armes d'Altkirch sont parlantes, alte kirche signifiant vieille église. Le premier sceau de la ville, datant de la fin du 13 e siècle, portait déjà une &eacuteglise, en revanche les émaux furent mentionnés pour la première fois dans l'armorial général de France de 1696. La ville fut endommagée au cours de la Grande Guerre. Elle abrite aujourd'hui le musée du Sundgau, c'est-à-dire de l'Alsace du sud.

Ambert

d'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre trèfles d'or

Capitale du Livradois, Ambert fut une châtellenie qui appartint à Guillaume de Baffie, qui, en juillet 1239, lui accorda une charte. Ce fut une ville très active en raison de son gué sur la Dore. Le 15 e fut le siècle d'or d'Ambert. On compta jusqu'à 300 moulins à papier dans les trois vallées de la Forie, du Laga et du Grandrif. Henri Pourrat, le grand romancier de l'Auvergne, en conta l'histoire dans "L'herbe des trois vallées". L'eau acide des ruisseaux, le système de l'arbre à came, puis de la roue motrice, permirent d'atteindre la perfection. Ambert est célèbre pour son fromage, la fourme, et pour sa mairie circulaire immortalisée par "Les copains" de Jules Romains. Le blason de la cité, avec croix et trèfles, date du 16 e siècle.

Ambleville

fascé d'argent et de gueules de huit pièces au lion morné de sable, couronné d'or et brochant sur le tout

Ambleville a repris les armes de la famille de Mornay (16 e siècle). Elles sont parlantes, car le lion est "morné", c'est-à-dire représenté sans langue et sans griffes.

Amiens

de gueules au lierre d'argent, au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or

Légion d'honneur (1948) Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1939-1945 | je suis liée aux lys par un puissant osier | Le chef rappelle que le roi Philippe Auguste réunit la ville à la couronne de France en 1182. Au 17 e siècle le lierre remplaça l'osier, qui était lui-même le résultat d'une transformation des arabesques du "diapré" ornant le champ de gueules du premier blason.

Andelnans

d'argent au tau d'azur, à la bordure de gueules

Andilly

d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux palmes adossées du même et en pointe d'une montagne de six coupeaux aussi d'or

Andilly a repris les armes de la famille Arnauld (16 e siècle), rendue fameuse par le jansénisme et l'abbaye Port Royal des Champs.

Andrésy

de gueules à la barque normande équipée d'or, habillée d'argent, voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef cousu d'azur chargé de deux crosses adossées issantes aussi d'argent, accostées de deux fleurs de lys d'or

Anduze

d'azur à la tour d'argent, ouverte de sable, donjonnée de trois tourelles aussi d'argent, le tout maçonné aussi de sable

Angeot

d'argent aux deux lions affrontés de sable

Annecy

de gueules à la truite d'argent posée en bande

Annecy a sans doute pris la truite pour emblème à la fin du 15 e siècle. Les émaux du blason furent représentés pour la première fois sur la couverture extérieure du registre des délibérations du Conseil de Ville ouvert le 1 er mai 1591.

Antibes Juan les Pins

d'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lys d'or, brisé d'un lambel de gueules mouvant du chef ; au chef aussi d'azur semé de fleurs de lys d'or

exemple mémorable de fidélité 1815 | 1990, réimpression de l'ouvrage de 1869

Antibes Juan les Pins

d'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lys d'or, brisé d'un lambel de gueules mouvant du chef ; au chef aussi d'azur semé de fleurs de lys d'or

exemple mémorable de fidélité 1815 | 1990, réimpression de l'ouvrage de 1869

Antony

écartelé : au premier et au quatrième d'azur à l'écusson cousu de sable chargé de trois besants d'argent et accompagné de trois fleurs de lys d'or, au deuxième et au troisième de gueules à la colonne d'argent et au chef cousu d'azur chargé d'un lion léopardé d'or

Déjà peuplée à l'époque gallo-romaine, la ville tire son origine d'Antoniacum, domaine d'un certain Antonius. Elle est mentionnée dans des chartes des rois Charles le Chauve en 852 et Robert le Pieux en 1031. Antony appartint à l'abbaye de Saint Germain des Prés, comme en témoigne une charte de 829, et ce jusqu'à la Révolution. Les armes de l'abbaye figurent aux premier et quatrième quartiers dans le blason de la ville. Les habitants furent affranchis du servage au 13 e siècle. Une manufacture royale de cire y fut installée ; elle contribua à l'éclairage de la Cour de Versailles. Hugues de Lionne, ministre de Louis XIV, fit ériger la contrée en marquisat ; ses armes figurent aux deuxième et troisième quartiers du blason. La ville fut au 19 e siècle la résidence du chirurgien Alfred Velpeau, l'homme de la célèbre bande. Antony fut érigée en sous-préfecture des Hauts de Seine en 1964.

Apt

de gueules à l'épée d'or posée en pal, la pointe en bas, dans son fourreau de sable à la bouterolle aussi d'or, enlacée d'une ceinture aussi de sable bouclée d'or

Croix de guerre 1939-1945 | apte à d'heureux triomphes | La région fut d'abord habitée par le peuple ligure des Vulgientes. La colonie romaine d'Apta Julia, ainsi nommée en l'honneur de Jules César, fut fondée sur la grande voie reliant la basse vallée du Rhône à celle du Pô par le col du Mont Genèvre. On y pratiqua le culte de Sainte Anne, la mère de la Vierge. La coutume voulait que l'on offrit des grappes de raisin à la sainte, chaque année, le jour de sa fête, le 26 juillet. Au 10 e siècle Apt devint un comté placé sous la suzeraineté de l'empereur germanique. En 1623 la ville reçut la visite d'Anne d'Autriche venue faire le pèlerinage de Sainte Anne qui avait la vertu de guérir de la stérilité. Elle y revint en action de grâces en 1660 avec Louis XIV, le fils qu'elle avait fini par avoir en 1638. À la Révolution Apt fut rattaché au Vaucluse. Apt est la patrie de Joseph Aude, l'auteur du célèbre Cadet Rousselle chez qui tout allait par trois. C'est aussi la capitale du fruit confit.

Arcueil

écartelé : au premier et au quatrième d'azur à l'aqueduc de trois arches d'argent maçonné de sable et posé sur une terrasse de sinople, au deuxième d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au troisième d'or aux cinq tourteaux de gueules ordonnés en orle et surmontés d'un plus gros tourteau d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or

Ardèche

d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure du même chargée de huit écussons aussi d'azur

Le blason de l'Ardèche est aussi celui de l'ancien pays du Vivarais, d'où est issu le département, composante de la partie orientale de la province du Languedoc.

Autres attributions conservées

  • Vivarais : d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure du même chargée de huit écussons aussi d'azur

Ardennes

d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or, à l'écusson d'argent chargé d'un sanglier de sable brochant en abîme, au chef de gueules chargé de trois râteaux démanchés d'or ordonnés 2 et 1

Le blason des Ardennes est aux armes de l'ancienne province de Champagne. Ces dernières sont augmentées d'un chef aux armes de l'ancien pays du Rethelois, partie septentrionale de la province et composante majeure du département. Le sanglier, symbole des Ardennes, figure en cœur.

Argentan

d'argent à l'aigle bicéphale de sable, nimbée du champ

Légion d'honneur (1949) Croix de guerre 1939-1945 | mon aigle restera soumise à Jupiter

Argenteuil

de gueules à la roue d'engrenage d'or enfermant une fontaine fascée ondée d'argent et d'azur de six pièces, accompagnée de quatre pignons engrenés aussi d'or ordonnés en croix, les pignons de dextre et de senestre accompagnés de huit éclairs gironnant d'argent, le pignon du chef enfermé dans un vol du même, au chef cousu d'azur chargé de la Sainte Tunique d'argent accostée de deux fleurs de lys d'or

Argentoialum, nom peut-être dû à la surface argentée de la Seine, a donné Argenteuil. Au 7 e siècle fut fondé un prieuré de bénédictines qui contribua à développer le pays. Theodrade, soeur de Charlemagne, fut abbesse de ce monastère. Le grand empereur "à la barbe florie" vint solennellement, pieds nus, couronne en tête, escorté de ses pairs, déposer entre les mains de sa soeur la tunique (sans couture) du Christ que lui avait offert Irène, impératrice de Byzance. Cette relique illustre, égarée, puis retrouvée par miracle en 1156, fit d'Argenteuil une localité importante. Il y avait aussi un important vignoble qui abreuva Paris, le "picolo", d'où le verbe picoler. Parmi les vignes se trouvaient les plants d'asperges, autre gloire d'Argenteuil. Argenteuil a inspiré les peintres, Manet, Monet, Renoir, Utrillo. Le chef du blason est dérivé des armes du prieuré, la fontaine évoque la Seine, les engrenages symbolisent l'industrie mécanique, les ailes les usines Dassault et les éclairs l'électricité.

Argiésans

d'azur à la fasce d'or accompagnée de trois coquilles du même

Ariège

d'or aux trois pals de gueules et à l'écusson d'azur chargé d'une cloche d'argent brochant sur le tout

Le département de l'Ariège a été constitué à partir de l'ancien comté de Foix et du Couserans, pays de l'ancienne province de Gascogne. On retrouve sur son blason les armes de Foix et la cloche, emblème du Couserans.

Arles

d'azur au léopard lionné d'or assis, la queue remontant entre les jambes, la patte dextre élevée tenant un labarum de Constantin du même chargé d'une inscription de sable CIV.AREL

gare à la colère du lion | L'empereur Constantin fit d'Arles une des capitales de l'Empire (CIVitas ARELatensis). Avant d'être rattachée au comté de Provence en 1251, Arles connut pendant quelque temps le régime républicain et aurait fait alliance avec Venise. Le lion d'Arles (qui est en héraldique un léopard, car il a la tête de face) serait donc une évolution du fameux lion de Saint Marc, emblème de la Sérénissime.

Arnouville lès Gonesse

d'argent aux trois têtes de corbeau de sable arrachées de gueules

Arnouville porte les armes de la famille de Machault (18 e siècle).

Arpajon

écartelé : au premier et au quatrième d'azur aux trois fleurs de lys d'or et à la bordure du même, au deuxième et au troisième de gueules à la harpe d'or

Ce blason est un rappel des armes de Chastres (nom de la ville jusqu'en 1720) et de celles des marquis d'Arpajon. Ces armes sont parlantes par la harpe.

Arronville

d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, accosté de deux roseaux au naturel ; au chef d'azur chargé des clefs de Saint Pierre passées en sautoir, l'une d'or et l'autre d'argent, et d'une crosse issante aussi d'or brochant sur les clefs, le tout accosté de deux fleurs de lys du même

Arronville signifierait "la ferme des roseaux" (allusion aux rives du Sausseron qui prend sa source dans la commune). La crosse rappelle le prieuré de Saint Lubin et le pélerinage à la source "miraculeuse". Les clefs symbolisent l'église consacrée à Saint Pierre (et à Saint Paul). Le lion est inspiré par les armes de la famille Testu de Balincourt (14 e siècle), dans lesquelles les lions étaient au nombre de trois et "léopardés", c'est-à-dire passants.

Asnières sur Oise

de gueules à Saint Louis d'argent, tenant de sa dextre un sceptre fleurdelysé d'or, accompagné en chef de deux fleurs de lys du même et en pointe de deux ânes affrontés aussi d'or posés en pal

Ces armes sont dites "parlantes" par les ânes. Elles évoquent en plus l'abbaye de Royaumont fondée par le jeune roi Louis IX en 1228 (le futur Saint Louis).

Asnières sur Seine

de gueules à la barque équipée et habillée d'argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef d'or chargé de trois fleurs de chardon au naturel tigées et feuillées de sinople, au franc-quartier cousu d'azur chargé de deux léopards couronnés d'or passant l'un sur l'autre

Croix de guerre 1939-1945

Aspremont

d’argent à l’aigle de gueules empiétant une montagne de trois coupeaux de sable mouvant de la pointe, surmontée d’une étoile d’azur

Athis Mons

parti : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules, au second de sable aux trois chevrons déjoints d'or ; au chef cousu d'azur chargé d'une escarboucle d'or

Aubagne

d'azur aux lettres A et V entrelacées capitales d'or, surmontées de deux fleurs de lys du même et soutenues d'ondes d'argent mouvant de la pointe

Aubagne sur Huveaune

Aube

d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or, au chef ondé aussi d'argent

Le département a toujours fait partie, en dehors d'une petite fraction bourguignonne, de la province de Champagne, dont Troyes est l'ancienne capitale. Aussi le département porte-t-il comme emblème les armes de Champagne. Le chef ondé rappelle le nom même du département emprunté à la rivière Aube ; il est d'argent pour rappeler l'origine de ce nom, du latin "alba", la blanche. L'Aube était en effet ainsi appelée parce qu'elle coulait en terre crayeuse et était blanche, dans un temps sans doute révolu.

Aubervilliers

parti : au premier de gueules aux trois besants d'or rangés en pal, au second d'argent à la flèche de sable

Aude

de gueules à la croix cléchée et pommetée de douze pièces d'or, à la bordure crénelée d'argent

En 1997 ce blason n'est pas employé par les autorités du département de l'Aude. Il a été constitué à partir des armes de l'ancienne province du Languedoc : gueules et croix de Toulouse. La bordure crénelée rappelle les remparts du chef-lieu, Carcassonne.

Aulnay sous Bois

d'or à l'aulne arraché au naturel

La ville doit son nom à d'anciennes plantations d'aulnes, d'où les armes. Elle s'appela d'abord Aulnay lès Bondy en bordure de la grande forêt du nord-est parisien. Elle fut à l'origine un prieuré, qui passa au 11 e siècle sous la dépendance de la grande abbaye bénédictine de Cluny. Jacques Coictier, médecin de Louis XI, posséda le château et la terre d'Aulnay. Ses descendants s'y maintinrent jusqu'au 17 e siècle. La seigneurie d'Aulnay passa à la famille de Gourgue en 1683 par le mariage d'Isabelle Le Clerc de Coictier avec Armand Jacques de Gourgue. Avec l'industrialisation la ville connut un développement considérable devenant l'une des communes les plus peuplées du département de la Seine Saint Denis.

Ault

écartelé : au premier d'azur à la croix ancrée d'or, cantonnée de quatre croissants d'argent, au deuxième cinq points d'azur équipolés à quatre d'argent, au troisième d'or aux trois chevrons de gueules, au quatrième d'argent à la croix de gueules

Auribeau sur Siagne

d’argent à Saint Antoine de carnation, vêtu et auréolé d’or, barbé du champ, tenant dans ses mains un livre ouvert du même, le tout posé sur une terrasse de sinople

Auvare

de gueules au chef d'or

Autres attributions conservées

  • Tende : écartelé : au premier et au quatrième de gueules à la croix d'argent, à la traverse de sable brochant sur le tout, au deuxième contre-écartelé au I et au IV d'or à l'aigle bicéphale de sable, au II et au III de gueules au chef d'or, au troisième contre-écartelé au I et au IV de gueules au chef d'or, au II et au III d'or à l'aigle bicéphale de sable
  • de Joussineau de Tourdonnet — origine : Limousin extraction chevaleresque 1366 honneurs de la cour ANF : de gueules au chef d'or

Auvers sur Oise

d'argent au pont de deux arches cousu d'or, maçonné de sable, posé sur des ondes d'azur mouvant de la pointe, surmonté de deux écussons rangés en chef, à dextre d'azur semé de fleurs de lys d'or, à senestre de gueules au sautoir d'or

Ce blason représente l'Oise et l'ancien pont de pierre. L'écusson aux fleurs de lys rappelle l'appartenance directe d'Auvers au domaine du roi capétien Louis VI le Gros au 12 e siècle. Les armes au sautoir sont celles de Guillaume de Vernon, seigneur d'Auvers en 1235.

Auxerre

d'azur semé de billettes d'or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout

À l'époque gauloise une bourgade dénommée Autric appartenait au peuple des Senons existant à proximité du gué de l'Yonne. À l'Autric gaulois succède la romaine Autessiodurum que traversait la via Agrippa menant de Lyon à Cologne. Christianisée, la ville devint un évêché où se succédèrent une série de grands évêques. Après les ères des invasions Auxerre fut le siège d'un comté que possédaient les comtes de Nevers, d'où les armes de la ville. Réunis à la Couronne par Charles V, la ville et le comté furent cédés en 1435 par Charles VII au duc de Bourgogne Philippe le Bon par une clause du traité d'Arras, qui scellait leur réconciliation. Ils furent rattachés à la Couronne par Louis XI après la mort de Charles le Téméraire en 1477.

Autres attributions conservées

  • Franche Comté : d'azur semé de billettes d'or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout

Avesnes sur Helpe

bandé d'or et de gueules de six pièces

L'Avesnois fut habité dès l'époque gallo-romaine. Au Moyen âge le comte de Hainaut inféoda le territoire entre les deux Helpe, majeure et mineure, à Wedric le Roux. Avesnes appartint à une famille de seigneurs puissants et renommés, qui compta parmi ses membres Philippa, épouse du roi d'Angleterre Edouard III, et qui, par le jeu des alliances matrimoniales, procura les ancêtres du roi Henri IV, des ducs de Guise et des princes de Condé. Située à un important carrefour, ce fut la foire la plus importante du Hainaut. Les armes de la ville, qui figurent sur les cartes héraldiques et sur les sceaux, ont été enregistrées à l'armorial de Flandre. Avesnes est la patrie de Jessé de Forest, qui participa à la fondation de La Nouvelle Amsterdam, aujourd'hui New York, et qui a donné son nom à un quartier de Long Island. La ville et son terroir produisent des fromages réputés : la boulette d'Avesnes et le dauphin.

Autres attributions conservées

  • Cartignies — Nord : bandé d'or et de gueules de six pièces
  • Damousies — Nord : bandé d'or et de gueules de six pièces
  • Dimechaux — Nord : bandé d'or et de gueules de six pièces
  • Dimont — Nord : bandé d'or et de gueules de six pièces